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L'accompagnement éducatif 


Depuis longtemps déjà, l’établissement scolaire prend en charge l’élève, bien au-delà de la seule transmission
des savoirs inclus dans les programmes. Les textes officiels récents invitent à davantage formaliser cet 
accompagnement, répondant en cela à une vraie demande sociale des jeunes et de leurs familles. Ces textes 
incitent aussi à tisser d’utiles partenariats et d’ouvrir ainsi plus largement l’école à son environnement pour 
partager ses intentions éducatives. L’équité sociale peut aussi être à ce prix.   
Les classes à projet et les projets interdisciplinaires 


La motivation d’un élève passe par le sens qu’il peut donner aux savoirs et aux apprentissages menés. Elle passe 
aussi par la dynamique de la classe dans lequel il travaille, l’ambiance plus ou moins studieuse qui y règne. Or,
trop souvent, les savoirs arrangés en disciplines ne sont pas de nature à traduire la réalité plurielle que le jeune
appréhende au quotidien. L’élève n’y retrouve pas  les connaissances dont il se sert ou dont il aurait besoin pour
mieux comprendre cette réalité. Quant à la classe, elle ne favorise pas toujours le sentiment fort d’appartenance 
à un groupe soudé par une entreprise collective à mener. Classes à projet et projets interdisciplinaires 
ambitionnent de redonner un sens social à ce que l’élève apprend,  dans une dynamique de classe propice à des 
apprentissages efficaces
L'alternance et la découverte professionnelle


Si le collège est unique, les parcours de formation proposés aux jeunes doivent aujourd’hui être  variés et 
répondre ainsi  à la diversité de leurs attentes et de  leurs centres d’intérêt. Les dispositifs d’alternance et de 
découverte professionnelle, tout en évitant le phénomène de filière,  sont une réponse à cette nécessaire 
diversification. De plus l’alternance permet d’approcher de manière concrète les liens entre les apprentissages 
scolaires et le monde professionnel et répond ainsi à un facteur de motivation clairement repéré chez certains 
élèves.
Motiver les élèves par des pratiques d'enseignement et d'évaluation


Les données les plus récentes de la  psychologie permettent aujourd’hui de formaliser des facteurs de motivation 
à l’apprentissage chez les jeunes. Entre le « ils ne sont pas motivés » de la résignation pédagogique et le «  pour 
les motiver, il n’y a qu’à… » de la recette technique, il existe pour les enseignants un réel champ d’actions 
réfléchies à mener pour augmenter la motivation de leurs élèves et leur engagement éducatif.
Différencier l'enseignement et l'évaluation dans une classe hétérogène ou unique


Que ce soit par contrainte structurelle ou par intention pédagogique explicite à l‘échelle de l’établissement, 
l’enseignant est souvent amené à enseigner dans des classes où l’âge, les appétences, les compétences scolaires 
des élèves sont très variés. Comment gérer au mieux cette variété dans un cursus de formation communs, avec 
des référents d’évaluation eux-mêmes communs ? Comment faire de cette diversité une richesse pour apprendre ?
Le socle commun de connaissances et de compétences


La question du savoir à enseigner et de son adéquation aux réalités sociales et aux besoins à venir des élèves 
traverse les réflexions sur l’éducation  depuis le grand mouvement de démocratisation de l’enseignement. La 
réponse actuelle apportée à ce difficile équilibre est exprimée, spécifiquement au primaire et au collège, sous la 
forme d’un « socle commun de connaissances et de compétences », et ceci dans le prolongement de mouvements 
amorcés dans l’enseignement professionnel secondaire et supérieur. En quoi consiste cette approche par 
compétences ? Est – ce simplement un habillage lexical de notions anciennes ? Comment mettre en place 
techniquement ces compétences ? Quelle part doit prendre une démarche interdisciplinaire au sein d’une équipe 
pédagogique dans l’approche par compétences ?
Les intelligences multiples


Il est aujourd’hui avéré que les modes fonctionnement cérébraux sont pluriels et souvent divers d’une personne 
à l’autre : il n’y a pas qu’une intelligence. Créer une école « de toutes les intelligences », c’est ainsi accueillir 
chacun dans sa diversité et mettre le savoir à la disposition du plus grand nombre. Pour l’enseignant, pareille 
exigence suppose qu’il adapte sa pédagogie à ces fonctionnements divers.
Le conseil de classe, les bulletins


La tenue du conseil de classe, l’édition  et l’envoi du bulletin sont des moments forts  de l’évaluation scolaire. 
Certes, il s’agit pour l’institution de dresser pour chaque élève un constat, d’émettre pour chaque classe un 
bilan. Mais au-delà de cette dimension, conseil de classe et bulletin doivent aussi proposer aux jeunes des 
remédiations précises. L’installation d’une  telle fonction pédagogique passe par la maîtrise de pratiques et 
d’outils variés.
Enseigner des méthodes de travail aux élèves


Il est aujourd’hui admis que l’acquisition des «  savoirs savants des disciplines » passe, pour un élève, par 
l’intégration de ces « savoirs pratiques » que sont les méthodes d’organisation et d’apprentissage. Si la 
nécessité de tels apprentissages est admise, leurs modalités posent encore question. Comment, dans une équipe 
pédagogique, éviter l’éparpillement au fil des semaines de conseils de méthode donnés par chacun dans son 
cours, mais également  toute approche qui « coupe la méthode des contenus » ?
La place de la mémorisation dans les apprentissages


Le «  par cœur » a souvent cristallisé à l’école et plus largement dans la société des prises de position 
partisanes, des débats polémiques, avec en fond d’écran, la place plus ou moins importance et formatrice de la 
mémorisation dans les apprentissage : on doit aujourd’hui dépasser la prétendue opposition entre  la « tête bien 
faite » et «  la tête bien pleine ». Les apports théoriques des neurosciences relayés par des pratiques 
pédagogiques efficaces permettent aujourd’hui de repenser sans a priori la place de la mémorisation dans la 
construction des savoirs et l’évaluation.
Les liaisons inter cycles et les classes passerelles


De nombreuses études  prouvent que le passage d’un cycle à l’autre (CM2/6ème, 3ème/Seconde, LP/LT 
notamment) représente pour beaucoup d’élèves un cap à franchir. Pour autant,  ce « passage » symbolise aussi 
pour les jeunes le fait d’avoir grandi… Loin de gommer des différences, une liaison inter cycle ou la construction 
d’une classe passerelle doivent permettre d’installer des mutations nécessaires mais accompagnées.
Le Programme Personnalisé de Réussite Educative (PPRE)


La loi d’orientation de 2005 pour l’avenir de l’école prévoit qu’à tout moment de la scolarité obligatoire, 
lorsqu’il apparaît qu’un élève risque de ne pas atteindre les connaissances et les compétences indispensables 
définis dans le socle commun, l’établissement doit proposer au jeune et à sa famille un « programme 
personnalisé de réussite éducative ». L’enjeu est bien de conduire la totalité d’une classe d’âge à la maîtrise 
de ce socle. Comment concrètement mettre en œuvre un tel programme ?
Les élèves intellectuellement précoces


Une école pour tous doit  aussi  être une école pour chacun. Les élèves intellectuellement précoces sont 
aujourd’hui « reconnus », en dehors de toute polémique, dans la spécificité des besoins éducatifs qui sont les 
leurs.  Pour que cette précocité devienne non point un handicap mais un atout, des expertises s’imposent.
Prendre en charge les élèves dyslexiques


Les compétences en lecture et écriture s’accroissent au fil du cursus scolaire, mais restent toujours une cause 
majeure de difficultés d’apprentissage dans toutes les disciplines pour ceux qui progressent moins vite que les 
autres dans ces domaines, alors qu’ils possèdent des potentialités au moins suffisantes dans d’autres. Comment 
trouver le juste équilibre entre l’aide par la différenciation des attentes, et la sollicitation pour faire progresser 
leurs compétences linguistiques ? Quand et comment s’appuyer d’autres professionnels ?
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Tutorat et monitorat


Les pratiques de la classe n’apportent souvent que des réponses collectives et limitées à l’hétérogénéité 
grandissante de la population scolaire et des besoins. C’est souvent vers un complément d’accompagnement, 
plus individualisé, que se tournent les équipes.
On peut trouver des personnes ressources chez les enseignants ou autres adultes (tutorat), ou chez les 
élèves (monitorat).
Les réunions et contacts parents professeurs élèves


L’implication efficace des familles dans la scolarité du jeune passe souvent par des liens entre l’établissement et 
ces familles et une communication directe qui ne peut pas être totalement remplacée par l’écrit. Encore faut-il 
qu’un climat de confiance et de collaboration puisse s’installer, dépasser les défiances et les jeux stériles.
Comment gérer le nombre et la diversité de ces contacts, faire venir les familles les plus en retrait, être efficace 
sur des laps de temps, finalement très fugaces, mais qui peuvent s’avérer déterminants ?
Ecouter et conseiller le jeune


La diversité des situations à prendre en charge par l’école conduit à multiplier les temps d’entretien avec 
le jeune. Comprendre l’autre, se mettre à la place, mais aussi persuader, démontrer, se faire entendre, procède 
autant d’attitudes que de techniques. Combien de situations ont pu voir se gâcher une réelle volonté de 
s’entendre par un positionnement inadapté, un mot malheureux, un document ou des données qui font défaut ?
Missions et outils du professeur principal et heure de vie de classe


Depuis l’installation dans les établissements secondaires des professeurs principaux, les tâches qui leur ont été 
dévolues, sur le terrain puis officiellement, n’ont cessé de s’accroître et de se diversifier, en réponse à des 
besoins croissants à l’échelle collective de la classe autant que de chaque élève qui la compose et de sa famille.
De fait le professeur principal constitue un véritable poste clé dans l’établissement Mais ses fonctions sont-elles 
définies clairement pour chacun ? Ce poste- là est-il cadré ? Les personnes ont-elles reçu dans leur cursus 
universitaire les savoirs et savoir-faire utiles à l’accomplissement efficace et raisonné de ces tâches, et qui 
s’ancrent souvent profondément dans les sciences humaines ? En  particulier, comment réguler la dynamique 
d’un  groupe tel que la classe ?
Former des délégués


L’écart s’avère souvent réel entre les idées de communauté éducative ouverte, de citoyenneté, d’apprentissage 
de la démocratie, de régulations collectives qui donnent du sens à l’élection des délégués, et la réalité des tâches 
réelles assumées par ceux – ci ainsi que des paroles dont ils sont porteurs.
Former les délégués constitue un réponse adaptée à ces situations générées tant par les craintes de certains 
enseignants de donner une vraie place aux délégués, que par la maladresses de certaines interventions des délégués.
Le règlement intérieur


Les discours négatifs sur le comportement individuel ou collectif des élèves se multiplient dans et en dehors de 
l’école, parfois assortis d’une nostalgie sur les classes et les élèves « d’avant ».
S’il est vrai que les repères sociaux et micro-sociaux des jeunes ont évolué, la nature humaine et en particulier 
de l’adolescent n’a pas subi de mutations profondes au cours des dernières décennies. A la demande de cadres 
institués solides et prévisibles des adolescents, l’établissement doit répondre par des règlements connus, lisibles, 
facilement compréhensibles pour en faire un outil de travail collectif efficace en cours et en dehors.
L’absentéisme et le décrochage scolaire


L’absentéisme constitue le premier indice de démobilisation scolaire qui peut parfois représenter le révélateur et 
le substrat d’une désocialisation plus profonde.
Cette « exclusion volontaire » doit engager l’ensemble de la collectivité car elle interroge les fondements même 
de la mission des établissements scolaires et leur projet.
La complexité et la diversité des situations nécessitent la recherche de solutions innovantes et collectives, 
dépassant le seul système comptage – répression dont la nécessaire rigueur marque aussi ses limites.
L’autorité dans la classe et les sanctions


La place et le rôle de l’institution scolaire évoluent. Les repères sociaux des jeunes se diversifient. La relation 
d’éducation qui s’installe dans la classe entre l’enseignant et les élèves devient plus complexe.
Tout enseignant peut se trouver en situation d’avoir du mal à poser une autorité dans un groupe. Mais on sait 
maintenant que l’autorité ne tient pas qu’à une sorte de don naturel mais s’explique, se travaille, se développe.
La gestion des comportements difficiles, gestion de conflits, médiation


La gestion de tensions, de conflits, ou de comportements dérangeants ne peut pas toujours passer par des 
interventions normatives : 
- parce qu’elles  ne sont pas toujours systématiquement les plus efficaces.
- parce qu’elles  ne sont pas toujours les plus formatrices pour les jeunes.
Les pratiques de la gestion de conflit et de la médiation, prenant appui sur le groupe classe ou menées à titre 
plus individuel, peut constituer une alternative efficace et éducative pour apporter une réponse à des situations 
relationnelles de plus en plus complexes.
Valorisation du jeune et estime de soi


« La réussite scolaire, qu’elle en soit la cause ou la conséquence, est liée de façon très nette à cette opinion 
de soi-même qui s’exprime à propos d’activités apparemment étrangères aux préoccupations scolaires. » COMPAS 
1991.Valoriser l’élève ne se représente donc pas uniquement comme une finalité éducative ayant un sens en elle-
même, mais s’avère aussi constituer un levier fondamental à l’apprentissage.
Le projet personnel de l’élève


La question de « l’orientation », terminologie péjorative pour signifier à l’élève son incapacité présumée à 
poursuivre des études générales, s’est muée en un besoin généralisé d’aider le jeune à se projeter dans un avenir 
à plus ou moins long terme. Travailler le projet personnel s’impose de plus en plus, à la fois comme une 
demande sociale, une mission importante pour l’école, un puissant facteur de motivation à l’apprentissage et de 
réussite scolaire.
Lire les dessins des enfants et des jeunes adolescents


Les enseignants sont souvent les premiers observateurs de troubles de l’enfant à travers ses comportements 
verbaux et non verbaux. Sans être psychologues de formation, ils sont pourtant les premiers à conseillers et 
alerter les familles parce qu’ils ont, plus ou moins intuitivement, ressentit la nécessité de le faire. La lecture des 
dessins des enfants et des adolescents reste assez accessible pour constituer des éléments objectifs d’alerte, sans 
tomber dans une analyse approfondie qui sera réservée au spécialiste vers lequel peut – être dirigé le jeune.


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